Dogue Allemand

Le Dogue Allemand, autrefois utilisé pour la chasse, est actuellement apprécié pour son allure noble et son bon caractère. Il est physiquement très imposant mais garde des proportions harmonieuses. Il est joueur, mais sait rester calme, et protège parfaitement ses maîtres en cas de danger.

Les origines du Dogue Allemand

A ce jour, de légers doutes persistent encore sur la réelle origine du Dogue Allemand. Actuellement, on s’accorde plutôt à dire qu’il provient d’Allemagne (d’où son nom). Cependant, il a été noté que cette race était très présente au Danemark durant une certaine période, et elle était d’ailleurs appelée « Grand Danois » jusqu’à la Première Guerre Mondiale. Le nom de Dogue Allemand ne fut adopté qu’en 1920 car il compte également parmi ses ancêtres des chiens combattants et massifs des Alains, un peuple nomade Iranien venu en Allemagne.

On sait aussi que le Dogue Allemand a pour ancêtre le Molosse du Tibet, et les « Bullenbeisser » (appellation qui signifie « attrape-taureaux »), des chiens chasseurs de taureaux et de sangliers au Moyen-âge. Ces chiens avaient pour point commun d’être à la fois puissants, rapides et souples, grâce à leur constitution mêlant les caractéristiques du vif lévrier et du puissant Mâtin de type anglais.

Le premier véritable élevage de Dogue Allemand a commencé en 1878 à Berlin. C’est lors d’une exposition canine en 1880 que le premier standard fut établi. Depuis, plusieurs modifications y ont été apportées, jusqu’à obtenir le standard qui est reconnu actuellement par la FCI.

Les caractéristiques physiques du Dogue Allemand

Le Dogue Allemand est un chien qui a une grande prestance. Il a une silhouette qui inspire l’élégance, la fierté et la force. Sa constitution est imposante et harmonieuse, si bien qu’on le surnomme « l’Apollon des races canines ». Le crâne est étroit, ciselé, allongé, avec une truffe large, un museau en forme de rectangle, et de larges mâchoires. Les oreilles sont attachées haut et tombent sur les joues. Avant, il était obligatoire de les amputer, mais actuellement, on peut laisser les oreilles en l’état.

Au niveau de son corps, le tronc et le garrot forment à peu près une forme carrée. La queue est attachée haut, assez épaisse au niveau de la racine, puis s’affine au fur et à mesure que l’on s’approche de la pointe. Le Dogue Allemand porte un pelage très court, luisant et lisse. Celui-ci peut être de couleur noire, bleue, fauve ou bringé (c’est-à-dire de couleur marron clair avec des rayures marron foncé ou noires), ou encore arlequin (blanc avec des taches noires).

Son tempérament

Malgré son gabarit imposant et son instinct de chasseur, le Dogue Allemand cache un côté des plus affectueux. Il est en effet très proche de ses maîtres, quitte à être parfois un peu pot de colle. Il a également un instinct très protecteur et n’hésiterait pas à se sacrifier pour sauver ses proches de n’importe quel danger.

Le Dogue Allemand est un chien très joueur, surtout lorsqu’il est encore chiot. Il est très éveillé et enthousiaste lorsqu’il est en compagnie de ses maîtres. Quand il prend de l’âge, il a tendance à s’assagir, sans pour autant perdre totalement son côté joueur. Si on le sollicite pour une séance de jeu, il sera toujours partant. Malgré toute l’énergie qu’il peut dégager lors des jeux et des exercices physiques, le Grand Danois sait faire preuve de beaucoup de discrétion, de calme et de patience. En effet, il fait partie des molosses les plus paisibles.

Il a une intelligence particulièrement développée, et a une faculté de compréhension rapide, du moment que son apprentissage se fait en douceur. La précision de sa capacité d’analyse et d’observation est également assez bluffante. Durant son éducation, le Dogue Allemand exécute rapidement et assez facilement les diverses consignes qu’on lui donne, essentiellement dans le but de faire plaisir et plaire à son maître.

Derrière son côté affectueux et calme, il sait se montrer méfiant envers les inconnus. Il prend le temps d’analyser la situation pour évaluer si la personne peut représenter un quelconque danger pour lui ou sa famille. Il prendra donc toujours soin de se placer entre la potentielle menace et son maître.

Malgré ses dimensions imposantes, son instinct protecteur et chasseur, son courage ainsi que son allure fière, ce grand chien ne peut absolument pas se passer de son maître. Par conséquent, il ne supporte que très peu la solitude, si bien qu’il exprimera son mal-être s’il reste tout seul durant des journées entières. Il a donc besoin de sentir une présence familière et rassurante pour se sentir bien.

Alimentation et santé

Durant ses 3 premières années d’existence, le Dogue Allemand a besoin de beaucoup d’attention. Il doit effectuer des exercices physiques, sans pour autant tomber dans l’excès, car son ossature n’est pas encore suffisamment solide durant son jeune âge.

Son alimentation doit être ajustée régulièrement, étant donné que son rythme de croissance est élevé. Ainsi, durant la première année, il est recommandé de contrôler son alimentation et ses apports vitaminés. Un vétérinaire saura prescrire le dosage idéal si le maître a du mal à le faire lui-même.

A l’âge adulte, le Dogue Allemand sera d’une robustesse moyenne, à cause de son grand gabarit. Par ailleurs, sa durée de vie est généralement limitée à neuf ans. Il craint le froid, en raison de l’absence de sous-poil de qualité. Il est donc fortement conseillé de ne pas le laisser dehors durant la période hivernale ou en temps de pluie. Il est également vulnérable à des problèmes ligamentaires et articulaires, notamment à la dysplasie de la hanche.

Entretien du Dogue Allemand

En raison de son poil court, le pelage du Dogue Allemand est plutôt facile à entretenir. Il sera toutefois nécessaire d’y apporter une attention régulière. Il est notamment conseillé de le brosser hebdomadairement afin de conserver la qualité des poils. De plus, ce géant au cœur tendre adore qu’on s’occupe de lui.

Une inspection ainsi qu’un soin réguliers doivent également être apportés aux oreilles et aux yeux. Il ne perd que modérément ses poils en temps normal, mais cette perte sera bien entendu un peu plus importante durant les périodes de mues, au printemps et à l’automne.